Olivier BECHT plaide pour une politique agricole renouvelée

/ Actualités, Actualités du député

Soutenons nos agriculteurs français !

Dans le cadre de mes visites de terrain, j’ai passé la journée de vendredi dans des exploitations agricoles avec les Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin.

Nous avons tous quelque chose en commun : nous souhaitons avoir de la nourriture de qualité dans l’assiette !

Cette nourriture ne tombe pas du ciel, elle est le produit du travail des agriculteurs qui cultivent les fruits et les légumes, et élèvent le bétail.

Les progrès mécaniques, qui nécessitent moins de main d’œuvre qu’autrefois et permettent de produire bien plus, nous ont éloigné de la terre, si bien que le monde agricole apparaît souvent très éloigné de notre vie quotidienne. Et pourtant notre vie en dépend toujours. Fin de l’agriculture et on meurt en quelques jours.

Le monde agricole français connaît pourtant une crise importante.

Les réformes successives de la Politique Agricole Commune et l’abandon progressif de la politique des quotas, ainsi que la pression de la grande distribution ont orienté les prix à la baisse.

Bien sûr le consommateur préfère payer moins cher mais il faut aussi que l’agriculteur puisse vivre des fruits de son travail.

Petit témoignage issu du terrain dans une exploitation : 70 heures de travail par semaine, 1 semaine de vacances par an et tout cela avec un SMIC pour vivre et 780 euros de retraite au bout de 42 années de travail.

Il y a actuellement un profond malaise et il faut essayer de s’en sortir par le haut :

– il faut restaurer une politique de prix qui permette à l’agriculteur de vivre dignement et de produire de la qualité.

– il faut restaurer l’image et la considération du monde agricole auprès de la population afin que le métier continue à attirer des jeunes.

– il faut rétablir une politique de préférence nationale et locale pour les produits afin d’éviter des coûts de transports et de pollution et des aberrations qui font que nous exportons des produits Français de bonne qualité pour importer ensuite les mêmes produits de l’étranger mais de moins bonne qualité.

Nous avons besoin d’un nouveau plan national et européen pour sauver le monde rural que les agriculteurs entretiennent et pour restaurer une qualité de nourriture dans nos assiettes.