Tribune – Et si on arrêtait le « France-bashing » ?

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La France classée « 5ème pays le plus écologique au Monde ».
Et si on arrêtait un peu le « France bashing »?
L’Univerisité de Yale publie régulièrement le classement des Pays selon l’Indice de Performance Environnementale (IPE).
Cet indice a pour caractéristique d’évaluer la performance environnementale. Il mesure l’impact des politiques environnementales menées à l’échelle d’un pays, d’une ville ou d’une entreprise. Il peut prendre en compte les consommations d’énergie (renouvelables ou non), la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la biodiversité et la promotion de modes de production et de consommation responsables.
L’IPE est réparti en deux catégories : d’une part l’environnement (qualité de l’air, qualité de l’eau, etc.) et d’autre part l’écosystème (la biodiversité, la déforestation, etc.).
Parmi les 16 critères de l’indice nous pouvons retrouver :
-L’accès à l’eau potable
-L’efficacité énergétique
– Les émissions de Co2
– La protection des régions sauvages
-Le recyclage des déchets
L’indice permet donc d’évaluer les différentes actions menées par 180 pays sur leur politique environnementale.
La France était cinquième du classement mondial. (la France était numéro 10 en 2016).
Certes, la production d’électricité par le nucléaire (qui ne produit quasiment pas de CO2) aide beaucoup mais cela ne fait pas tout. Ce sont les efforts des Français dans le tri ou encore la protection de la biodiversité, les programmes mis en place par les collectivités ou encore le travail de nos agriculteurs dans l’entretien des espaces naturels qui font la différence.
Est-ce que cela veut dire que nous n’avons plus d’efforts à faire ? Non bien sûr ! On peut toujours faire mieux et la prochaine loi sur le climat qui visera à nous donner les moyens de baisser les émissions de CO2 de 40 % d’ici 2030 répond à cette ambition d’encore mieux faire.
Mais je voulais insister sur cet aspect car dans cette époque notre pays a besoin d’optimisme. De se convaincre que si nous le voulons bien, nous pouvons encore être les meilleurs, que le déclassement n’est pas une fatalité, que nous n’allons pas disparaître des radars de l’Histoire.
Car il y a un classement moins flatteur où nous sommes aussi dans les premiers au monde c’est celui des pays les plus dépressifs. Les classements mondiaux nous mettent régulièrement devant des États comme l’Afghanistan ou la Syrie qui ont vécu des décennies de guerre, dont les populations ont été soumises à des famines ou ont été obligées de migrer pour échapper aux pillages, aux viols, à la torture..Nous sommes champions du monde de la consommation des anxiolytiques et cela même avant la crise de la Covid 19.
Lorsque l’on prend un sujet, nous avons souvent l’impression que nous n’y arriverons pas, que les autres sont meilleurs que nous, que malgré tous nos efforts, ce ne sera jamais assez.
Oui, la France est engagée dans des défis très compliqués :
– éviter le déclin économique et politique et exister face au match que se livrent la Chine et les GAFAM en refusant de devenir dépendant de l’une ou des autres.
– faire face à l’islamisme radical qui veut nous imposer des valeurs qui ne sont pas les nôtres.
– faire face au changement climatique en adaptant un nouveau modèle à la fois plus respectueux de la planète mais aussi plus juste et solidaire entre les Humains.
Mais nous avons les moyens d’y parvenir. La France peut encore porter une voix dans ce monde. Elle peut même être cette voie.
A condition d’abord de croire en nous et de nous unir autour de belles ambitions plutôt que de nous écharper continuelllement sur la place du village médiatique en de vaines polémiques souvent stériles.
Une fois de plus, cela ne dépend que de nous.