Conseil de l’Europe – Question à Angela Merkel

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Au Conseil de l’Europe j’ai interpelé la Chancelière Angela Merkel sur le Pass Covid et sur l’avenir de la Grande Europe.
Je suis cette semaine en session à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg où je fais partie de ces parlementaires qui représentent la France dans cette institution.
Hier, la chancelière allemande, Angela Merkel, est venue livrer sa vision de l’avenir de l’Europe à quelques mois de sa retraite politique.
Malgré la visite du premier ministre Jean Castex dans la région de Mulhouse qui m’a contraint à quitter l’hémicycle de Strasbourg pendant quelques heures, j’ai tenu à interpeler Mme Merkel sur deux sujets grâce à la visio conférence (réalisée depuis la voiture mais je vous rassure à l’arrêt).
J’ai donc demandé à Mme Merkel ce qu’elle pensait du Pass sanitaire Covid qui peut être utile mais aussi dangereuse pour les droits de l’Homme si demain on interdit à une personne non vaccinée de voyager ou d’entrer dans un restaurant, un théâtre, une salle de sport… Le Conseil de l’Europe s’est saisi de cette question pour encadrer l’action des États sur ce sujet.
J’ai aussi interrogé Mme Merkel sur l’avenir de la Grande Europe.
En effet, nous vivons des moments difficiles à l’heure où des pays comme la Russie ou la Turquie s’écartent des valeurs fondamentales de l’Europe. Les risques pour la paix et la stabilité augmentent tous les jours. Les mouvements de la Russie face à l’Ukraine ou les visées de la Turquie sur les ressources gazières dans les fonds marins de la Grèce peuvent un jour faire basculer l’Europe dans la guerre.
Je réfléchis depuis plusieurs années à la manière d’assurer la paix et la stabilité en Europe pour les prochaines décennies.
Je me rappelle notamment la méthode des Pères fondateurs : celle des coopérations concrètes qui instaurent un rapport gagnant-gagnant.
Après deux guerres mondiales qui ont détruit l’Europe et lui ont fait perdre son rang de première puissance mondiale, les Européens ont bâti deux communautés pour mettre en commun certaines de leurs ressources énergétiques : la communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA en 1950) et la communauté européenne de l’énergie atomique (CEA en 1957). C’était les débuts de la construction européenne et de la réconciliation entre la France et l’Allemagne.
Je milite aujourd’hui pour que l’on adopte la même méthodologie pour inviter la Russie et la Turquie à rester fidèles à nos valeurs et pour éviter une confrontation qui pourrait ramener la guerre.
Pourquoi ne pas fonder demain une communauté européenne des énergies du futur ? L’objectif est de sortir des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon…) et de développer les énergies renouvelables mais peut-être aussi de rechercher et trouver des énergies nouvelles.
Grâce à l’innovation, nous pouvons demain faire de l’Europe le moteur et le leader mondial de la transition énergétique.
Alors que la possession des énergies a souvent été une source de conflits, nous pouvons ici en faire une source de paix, de prospérité et de protection de la planète.
C’est le sens de mon combat pour l’Europe aujourd’hui.