Lutte contre le coronavirus : création d’une société publique/privée relais pour l’achat des tests !

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Covid 19 : la bonne nouvelle de Pâques !

Dans le contexte actuel il faut parfois des bonnes nouvelles, en voici une.

Il y a un peu plus de 15 jours, je lançais avec Catherine Trautmann (vice-présidente de l’Eurometrople de Strasbourg), Stéphane Eimer (PDG de Biogroup) et Éric Goetzmann (PDG du groupe Goetzmann), une task force afin d’élaborer une stratégie de tests massifs de la population pour sortir au plus vite du confinement.

L’idée était simple : comme on ne pourra pas rester confinés jusqu’à l’arrivée du vaccin (sauf à détruire nos entreprises et à se retrouver tous chômeurs et ruinés), il faut trouver les moyens de revenir dans l’espace public avec le maximum de sécurité.

Pour cela plusieurs étapes :

– tester massivement la population avec les tests sérologiques qui déterminent qui a les anti-corps. Celui qui est immunisé (séropositif) n’est plus un danger ni pour lui ni pour les autres. Il pourrait retourner travailler.

– acquérir assez de masques et de gel hydroalcoolique pour permettre aux personnes séronégatives de reprendre une activité tout en respectant les barrières sociales et distances de sécurité. Garder confinées les personnes les plus vulnérables. Tester régulièrement toutes les autres avec des tests PCR afin de détecter au plus vite qui est malade. Isoler les malades et les soigner.

Mais pour cela il fallait commander massivement des tests, notamment sérologiques. Or ces tests bien qu’autorisés à la vente dans l’Union européenne ne sont pas tous référencés par la sécurité sociale car ils sont nouveaux. Des tests sont faits en ce moment pour s’assurer de leur fiabilité totale.

Problème : pendant que la France fait des tests sur les tests, d’autres pays (Allemagne, Italie, Etats-Unis…) achètent massivement les mêmes tests en se posant moins de questions que nous.

Risque : quand nous aurons d’ici 15 jours validé ces tests à 100 %, il n’y en aura peut être plus beaucoup sur le marché. En gros c’est un peu le même coup que pour les masques. Quand on est les derniers à commander, il faut attendre, et donc rester confinés…

Or un mois de confinement coûte 100 milliards d’euros à l’économie nationale. Sans compter le risque de « peter un plomb » si on reste confinés durant plusieurs mois.

D’où l’idée : achetons les tests maintenant tant qu’il y en a encore sur le marché et prenons le risque que si dans 3 semaines on nous dit qu’ils ne sont pas bons il faille les jeter. Mais s’ils sont validés, dans 3 semaines on a déjà les tests, on peut tester tout le monde et déconfiner la population en toute confiance.

C’est parier environ 100 millions d’euros pour gagner 100 milliards et 1 ou 2 mois de confinement. Le  jeu en vaut la chandelle. Et cela surtout que, parmi les firmes françaises, la firme alsacienne Biosynex dispose d’un test actuellement testé au CHU de Strasbourg qui donne, d’après les premiers retours, d’excellents résultats.

Notre task force a donc incité les laboratoires et l’Etat à commander des tests dès à présent.

Certains laboratoires ont joué le jeu et commandé déjà 2,5 millions de tests. Mais l’Etat n’a pas vraiment bougé.

C’est pourquoi notre task force a invité les collectivités locales à se mobiliser et à s’unir pour passer commande à la place de l’Etat.

Et c’est la bonne nouvelle de Pâques : une Société d’Economie Mixte (SEM) sera créée cette semaine et regroupera la Région Grand Est, les départements, les grandes agglomérations alsaciennes, la Banque des Territoires et le groupe Crédit Mutuel.

Cette SEM achètera les tests et les revendra à prix coûtant aux laboratoires ou aux entreprises (grâce notamment à la CCI Grand Est) qui pourront élaborer des partenariats avec les laboratoires.

Conclusion : d’ici à fin avril avec les 500 000 tests déjà arrivés, les 2 millions de tests qui sont commandés et encore peut être 2 millions de tests qui seront commandés par la SEM, nous devrions avoir de quoi tester toute la population alsacienne mais aussi toute celle du Grand Est.

Là où l’Etat est trop lent et surtout frileux à prendre des risques, les acteurs privés et les collectivités locales ont su réagir avec agilité et efficacité, acceptant de prendre des risques pour sauver des vies et des emplois.

Je suis triste de n’avoir pas su convaincre les plus hautes autorités de l’Etat de suivre cette voix mais je suis heureux d’avoir initié avec les membres de notre task force, cette initiative locale qui réglera le problème au moins pour notre Région.

Un député ne sert pas qu’à voter les lois, il peut aussi prendre des initiatives locales, impulser, coordonner.

Je vous souhaite à toutes et à tous, malgré ce contexte un peu particulier, de joyeuses fêtes de Pâques !!!