Olivier BECHT réaffirme sa position sur la loi Asile et Immigration

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Certaines personnes prétendent que les Députés ne travaillent pas. Ces personnes ne suivent probablement pas les travaux de l’ Assemblée nationale.

Ce week-end les députés ne sont ni en circonscription, ni en vacances, ni sur une terrasse pour profiter du soleil mais…dans l’ hémicycle pour poursuivre les débats sur le projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’ asile effectif et une intégration réussie.

Je rappelle ici ma position sur ce projet de loi :

– la démarche voulue par le Gouvernement va dans le bon sens même si elle est encore trop technique et peut être pas assez ambitieuse.

– face au défi migratoire, la France et au-delà l’Europe doivent se doter d’ une stratégie globale ce qui pour l’ instant n’ est pas le cas

– sur le principe c’est l’ honneur de la France de pouvoir accueillir ceux qui fuient la guerre ou dont la vie est menacée du fait de leur combat pour la liberté. En revanche, elle ne peut accueillir toute la misère du monde et donc doit avoir des procédures qui permettent de bloquer l’ afflux de migrants économiques ou en provenance de pays dont le situation politique interne ne justifie pas d’ attribuer l’ asile.

1. le premier enjeu se situe dans la périphérie de l’ Europe. Elle impose que l’ Europe soit dotée des outils qui permettent de stabiliser la situation et de faire en sorte que les habitants des pays de migration n’ aient pas de raison de migrer.

– pour cela je propose que l’ Europe se dote d’ un véritable plan Marshall pour l’Afrique, seul continent qui n’a pas encore réalisé ses « 30 Glorieuses » et dont la population va doubler d’ ici 2050. Il s’ agit de remplacer l’ aide au développement souvent saupoudrée, et parfois détournée, par des investissements directs dans les infrastructures d’ Éducation, de santé, d’ énergie et de transport. Ces investissements seraient confiés à des entreprises européennes par marchés publics avec des clauses de sous-traitance locale afin de favoriser l’ emploi en Europe et en Afrique dans un rapport gagnant-gagnant. Cela aiderait au développement économique et societal des États concernés.

– je propose également que l’ Europe se dote d’une force commune qui soit capable de partager la charge financière et militaire de la France aujourd’hui quasiment la seule à intervenir dans le cadre des missions internationales de maintien et de rétablissement de la paix. L’ objectif de ces missions, menées dans le cadre des Nations Unies, est d’éviter que l’ instabilité d’ un État ne conduise à des zones grises où prospèrent les mafias et les seigneurs de la guerre poussant les populations locales à l’ exile.

– je propose enfin que l’ Europe se dote d’une force de police dont le but serait d’ aider les États étrangers à démanteler les réseaux mafieux et les passeurs qui se livrent aux trafics d’ êtres humains et vivent en faisant payer aux migrants, qu’ils encouragent, des traversées périlleuses de la Méditerranée.

2. Le deuxième enjeu est de gérer les migrants sur le sol européen. Je propose une vision à la fois humaniste mais ferme consistant à accueillir dans de bonnes conditions les réfugiés qui remplissent les critères et à refouler ou reconduire ceux qui n’ ont pas de droit au séjour.

– pour cela je propose de transformer Frontex du statut d’ agence de coopération au statut de véritable police européenne aux frontières. Il faut mettre les policiers et les douaniers, là où sont les besoins, notamment sur les façades Sud et Est de l’Europe. Les chiffres parlent d’ eux-mêmes : Frontex c’ est 300 millions d’ euros de budget (et encore il a été multiplié par 4 au cours des 5 dernières années) alors que les US customs and border protection c’ est 17 milliards de dollars de budget…

– je propose également de créer de véritables centres d accueil fermés pour les demandeurs d’ asile (pourquoi pas dans d’ anciennes casernes réhabilitées?) afin d’ accueillir les migrants dans de bonnes conditions. En lieu et place des allocations aujourd’hui distribuées, les migrants seraient nourris, logés et blanchis durant 6 mois, le temps que leur demande soit instruite. Au bout de 6 mois les personnes se voyant delivrer le droit d’ asile rentreront sur le territoire national avec tous les droits notamment de travail. Les autres seront immédiatement reconduites dans leur pays. Cela devrait éviter les séjours prolongés sur le territoire dans des conditions parfois dramatiques (SDF, bidons villes, camps de migrants type Calais, hébergement dans des hôtels parfois dévastés aux frais de l’ État…) et des refus d’ asile qui interviennent après des années et rendent impossibles les reconduites une fois des enfants nés sur le territoire ou scolarisés.

– je propose d’ expérimenter un statut de « réfugiés et déplacés de guerre » qui permettrait un accueil légal transitoire de 5 ans maximum sur le territoire européen pour des personnes venant d’ un État en conflit. Si dans les 5 ans, la situation du pays d’ origine est redevenue normale, les réfugiés seront invités à regagner leur pays, notamment pour participer à sa reconstruction. Si au bout de 5 ans, la situation du pays ne s’ est pas normalisée, le statut de réfugié deviendra définitif.

3. Le troisième enjeu est enfin celui d’ une immigration choisie car la France s’ est construite et enrichie par la diversité de ses origines

– je propose d’ augmenter les visas pour les étudiants, les créateurs d’ entreprises, les investisseurs et les talents qui apportent en France une jeunesse, une énergie et une créativité dont notre pays et notre Europe ont besoin pour ne pas être le Vieux continent dans la course mondiale à l’ innovation.