Olivier BECHT réaffirme son engagement vis à vis de l’interdiction du glyphosate

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Beaucoup de personnes m’ont interrogé sur la question de l’interdiction du glyphosate.

Comme vous le savez, je considère que le glyphosate est un produit dangereux pour la santé et doit être interdit.

Pour autant cette interdiction ne peut se faire n’importe comment et certainement pas du jour au lendemain.

En effet, il faut laisser le temps de trouver des produits de substitution, si possible écologiques, sans quoi la production française s’effondrera et mettra en péril de nombreuses exploitations agricoles françaises.

J’ajouterai qu’une interdiction simplement française n’aurait aucun sens puisque les fruits, légumes et céréales français qui disparaitraient seraient remplacés par des produits allemands, italiens, espagnols qui eux auraient largement utilisé le glyphosate puisqu’il ne serait pas interdit dans ces Etats. Il nous faut donc obtenir une interdiction européenne.

Enfin, il faudra veiller à introduire cette norme aussi dans les traités commerciaux afin d’éviter que des produits venus d’autres régions du monde et nourris au glyphosate soient eux aussi vendus en France.

Sans ces mesures globales, les Français continueraient à manger du glyphosate tout en croyant ne plus en avoir dans l’assiette ce qui serait pire encore que la situation actuelle qui laisse une alternative avec les produits bio.

Il faut se mettre au travail dès aujourd’hui pour trouver d’ici trois ans (date fixée par le Président de la République) les produits de substitution au glyphosate qui permettront en Europe et dans le monde de maintenir les rendements sans risque pour la santé.

Comme vous le voyez, la question est un peu plus compliquée que veulent le faire croire les polémiques qui circulent sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, il serait facile par souci démagogique de voter l’interdiction immédiate du glyphosate, comme il faudrait d’ailleurs interdire immédiatement l’essence et le diesel qui créent également des effets désastreux sur la santé. Mais interdire du jour au lendemain ces produits sans penser à ce qui se passerait alors en l’absence de produits de substitution, serait totalement irresponsable.

Vous pouvez donc compter sur moi pour voter les mesures responsables, notamment en matière de recherche, pour éradiquer les produits nocifs pour la santé, et notamment le glyphosate dans les 3 années à venir, afin d’offrir à nos enfants et à nous même un environnement sain.

Cela a toujours été le sens de mon engagement, dont celui de Maire de Rixheim où j’ai pu, en quelques années et non du jour au lendemain, obtenir la fin par la commune de l’utilisation des produits phytosanitaires.

Enfin, pour ceux qui se demandent où était leur député alors que l’Assemblée votait dans la nuit de vendredi à samedi à 3 h 55 du matin l’amendement sur le glyphosate, la réponse est : en Alsace puisque j’accueillais vendredi Mme Jacqueline Gourault ministre déléguée aux collectivités locales afin de discuter de l’avenir de l’Alsace. N’ayant pas le don d’ubiquité, j’ai choisi la défense de l’Alsace dossier sur lequel je me suis fortement engagé devant mes concitoyens lors des élections législatives de juin 2017. Et comme j’aime bien respecter 100 % de mes engagements, je m’y emploie.