Tribune sur la loi sur une fin de vie libre et choisie

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Les Républicains ultra-conservateurs bloquent la proposition de Loi sur une fin de vie libre et choisie
Avec d’autres députés, j’ai soutenu la proposition de loi présentée par le député Olivier Falorni permettant une évolution vers une fin de vie dans la dignité.
Ce texte prévoit que les personnes atteintes d’une pathologie incurable en phase avancée ou terminale et leur infligeant des souffrances physiques ou psychiques insupportables puissent bénéficier d’une assistante médicale leur permettant une mort rapide et sans souffrance.
La proposition de loi met en place de nombreux garde-fous pour éviter les dérives :
– l’avis de plusieurs médecins
– une place pour les personnes de confiance
– un délai entre la demande et l’acte
– la transmission d’un rapport à une commission de contrôle nationale
– un droit à une objection de conscience pour les médecins.
Ce texte doit être discuté ce jeudi 8 avril dans le cadre de la journée réservée au groupe parlementaire Libertés et Territoires auquel appartient le député Falorni qui l’a présenté.
L’inconvénient de ce type de journée c’est qu’elle se termine comme le Carosse de Cendrillon et la citrouille : si à minuit le texte n’est pas voté, il n’est pas adopté.
Avec 5 articles à discuter cela était largement jouable.
Sauf que… des députés, la plupart du groupe des Républicains, ont déposé plus de 3000 amendements qui ne pourront jamais être discutés en une seule journée.
Certes, les députés sont libres de déposer des amendements, mais en déposer des centaines ou des milliers, c’est évidement dans le but de bloquer la loi et non pas de l’améliorer.
Cette pratique n’honore pas ces députés qui font obstacle à une réforme attendue par plus de 90 % des Français (comme le montrent les enquêtes d’opinion) et mise en œuvre dans de nombreux pays européens (le dernier étant l’Espagne).
Nous sommes tous concernés par la fin de vie. La nôtre et celle de nos proches.
Malgré les soins palliatifs, encore beaucoup trop de personnes agonisent durant des jours voire des semaines alors qu’il n’y a plus que la souffrance et la peine jusqu’au bout du chemin.
Après un Parti socialiste qui dérive vers le racialisme (réunions interdites aux blancs) et la décroissance, voici une droite LR rabougrie qui se replie vers une noyau ultra-conservateur.
Est-ce vraiment une évolution idéologique assumée ou est-ce un « suicide sans assistance » de ces formations politiques ?
Personnellement, je souhaite que cette loi sur une fin de vie libre, digne et choisie soit votée.
C’est peut-être la conquête de l’une des dernières libertés.