Une soirée d’horreur à Strasbourg

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L’horreur a encore frappé la France hier soir à Strasbourg, capitale de l’Alsace et capitale de l’Europe, aux portes du marché de Noël.

Quelques minutes après cet attentat odieux, l’Assemblée nationale a suspendu ses travaux afin de rendre un hommage que j’ai exprimé en hémicycle aux victimes et exprimer la solidarité de la Nation aux familles mais aussi à Strasbourg et à ses habitants ainsi que le soutien aux forces de l’ordre qui sont sur tous les fronts.

Contrairement à tous ces politic(h)iens qui surfent sur la colère et le malheur des gens, je ne ferai aucune expression publique sur le fond cette semaine, même si j’ai moi aussi beaucoup de choses à dire (étant notamment l’auteur d’une proposition de loi et d’amendements législatifs que j’ai présentés, pour l’heure sans réponse, afin de traiter le problème de la radicalisation islamiste et du terrorisme à la racine).

Le temps est aujourd’hui à la traque du terroriste, au recueillement et au deuil des victimes.

Par respect, je m’exprimerai donc la semaine prochaine lorsque ce temps sera passé.

Je voulais également rassurer ceux qui pensent que cet acte odieux allait effacer la prise en compte de la colère exprimée par les gilets jaunes. Rien ne change dans la considération apportée aux problèmes de notre pays ni dans la nécessité d’organiser une grande concertation devant conduire à un nouveau pacte économique, social, fiscal et environnemental.

J’organiserai ce lundi soir dans notre agglomération de Mulhouse une réunion avec toutes celles et tous ceux qui ont pris contact avec moi pour travailler sur ce nouveau projet de société. Nous aborderons le constat et les sujets de réflexion ainsi que la méthode de travail.

Mais je demande pour l’heure à tous les Français qui voudraient continuer les manifestations de renoncer aux événements sur la voie publique.

En effet, nos forces de l’orde doivent être mobilisées pour protéger nos concitoyens contre la menace djihadiste, particulièrement dans cette période des marchés de Noël et des fêtes de fin d’année et elles ne peuvent, en même temps, assurer le maintien de l’ordre public face aux casseurs.

Il faut aussi coûte que coûte éviter l’escalade et les drames liés à des comportements inadmissibles de « pétage de plombs » comme ce qui s’ est passé avant-hier à Ottmarsheim entre un chauffeur routier et des gilets jaunes. Notre société est à cran et maintenant l’ urgence est d’ éviter des morts inutiles.

Dans la tristesse comme dans la colère restons unis et faisons front pour surmonter ensemble ces épreuves.