Retrouvez nos 28 propositions concrètes, nos carnets de campagne et notre Pacte pour l’Alsace :

Pour une République qui ne baisse plus les bras

  • Des mesures fortes pour lutter contre la radicalisation religieuse

    Pourquoi ?

    Parce que certains individus ultra-radicalisés veulent imposer leur vision de la religion. Les fous de l’islamisme radical ne sont qu’une petite minorité. Il faut donc être SANS CONCESSION envers cette minorité de radicaux pour éviter le terrorisme.

    Comment ?

    En modernisant la loi pour la doter d’outils nouveaux :

    • rappeler les principes : l’Etat est neutre et chacun est libre de ses croyances mais NUL ne peut mettre ses croyances au-dessus des lois de la République
    • interdiction dans les services publics de pratiques spéciales fondées sur la religion
    • formation obligatoire des ministres du culte dans les universités françaises
    • pas de financement étranger des lieux de culte mais possibilité pour les croyants de financer des associations cultuelles agréées et de réduire les sommes versées des impôts dans la limite d’un certain plafond
    • création d’une peine de prison ou d’expulsion du territoire pour toute personne qui menacerait la sécurité publique du fait de sa radicalisation religieuse
    • création d’une police spécialisée pour lutter contre la radicalisation sur internet
  • Reprendre le contrôle des quartiers sensibles en créant des Unités spécialisées pour les opérations en zones urbaines

    Pourquoi ?

    Parce que des bandes de trafiquants ont pris le contrôle de certains quartiers. La police n’est plus équipée pour faire face à ces bandes, qui disposent parfois d’armes de guerre.

    Comment ?

    Il est proposé de créer des unités nationales de police et gendarmerie spécialisées dans les opérations en zone urbaine. Comme le GIGN et le RAID, ces agents seront spécialement équipés de véhicules blindés, de tenues protectrices ainsi que d’armes leur permettant de riposter. Ainsi nous pourrons systématiquement interpeller les trafiquants et restaurer l’application des lois de la République sur tout le territoire.

  • Restaurer une Justice efficace

    Pourquoi ?

    Parce que les Tribunaux sont surchargés. Parce que certains condamnés n’exécutent plus leur peine faute de places dans des prisons.

    Comment ?

    En augmentant le budget de la justice. En construisant 10 000 places de prison supplémentaires. En favorisant aussi les sanctions-réparations qui permettent d’indemniser réellement les victimes.

  • Traiter les demandes d'asile dans des centres dédiés et lancer des visas nouveaux "créateurs d'emplois"

    Pourquoi ?

    Parce que la France accorde l’asile aux personnes vraiment persécutées mais ne peut accueillir toute la misère du monde. Or les procédures durent des années. Lorsque la décision négative arrive, le demandeur est installé sur le territoire, ses enfants scolarisés et le retour au pays devient un drame humain. La situation devient paradoxale : on garde des sans-papiers et on bloque parfois aux frontières des gens qui voudraient venir créer des entreprises et des emplois.

    Comment ?

    Il est proposé de créer des centres de traitement des demandes d’asile. Le demandeur sera logé durant l’examen de sa demande qui sera ramené à 6 mois. Si l’asile est accordé, la personne entrera sur le territoire, si elle est refusée, la personne sera immédiatement reconduite dans son pays. En parallèle, il sera créé un visa nouveau « start up – créateur d’emplois » pour les étrangers qui veulent fonder une entreprise en France et créer des emplois. On reviendra alors à une politique juste et équilibrée.

  • Encourager les circuits courts dans l'alimentation et retrouver des fruits et légumes sains

    Pourquoi ?

    Parce que l’agriculture intensive a produit des fruits et des légumes sans goût et sans vitamines tandis que nos autoroutes sont saturées par ces transports. Il en résulte une immense pollution alors que nous pourrions d’abord consommer des produits locaux.

    Comment ?

    En encourageant les espaces d’agriculture et d’élevage à proximité des grandes villes. Ces produits locaux, généralement de bien meilleure qualité seraient proposés aux grandes surfaces, aux restaurants et aux cantines locales. Cela permettrait de manger mieux et de réduire la pollution atmosphérique.

  • Réduire la pollution atmosphérique des villes

    Pourquoi ?

    Parce que la circulation automobile et les modes individuels de chauffage créent une pollution aux particules fines qui augmente les risques de cancers et de maladies respiratoires.

    Comment ?

    En mettant en place un véritable plan Marshall pour le climat en investissant dans les réseaux de chauffage urbain collectif et dans les modes non polluants de transport (transports en commun, vélos, voitures électriques).

Pour une nouvelle Europe qui protège

  • Agir pour que plus aucun enfant ne sorte de l'école sans savoir lire écrire compter et connaître notre pays et son Histoire

    Pourquoi ?

    Parce que malgré les réformes à répétition, ce sont 20% des enfants qui sortent encore du système scolaire sans savoir lire et écrire correctement.

    Comment ?

    En donnant une autonomie d’organisation aux directeurs d’écoles (primaire et secondaire) et aux enseignants afin de favoriser une Education moins standardisée fondée sur les besoins de l’enfant, sa capacité d’imagination et d’autonomisation. En créant aussi un suivi particulier de l’enfant pour l’écriture et la lecture.

  • Refonder l'Europe autour d'un noyau dur d'une dizaine d'États

    Pourquoi ?

    Parce que l’Union européenne à 27 ne fonctionne plus et que les États ne veulent pas aller dans la même direction. Les peuples sont ainsi tentés de sortir de l’Europe alors même que c’est elle qui préserve nos pays des guerres que nous avons connues au XXème siècle. Il faut donc garder l’Union à 27 pour la paix et le commerce mais refonder une nouvelle Europe sur un noyau dur pour retrouver de l’efficacité.

    Comment ?

    En fondant un noyau dur autour de quelques États pour créer une Europe qui protège contre les dangers du monde. Cette Europe devra se concentrer sur ses missions principales :

    •  lutte contre le terrorisme
    •  protection des frontières contre les migrations
    •  protection contre les crises par une meilleure réglementation financière et un meilleur contrôle de l’euro
    •  lutte contre la fraude et l’évasion fiscale
    •  lutte contre le dumping social
    •  lutte pour la sécurité alimentaire
    •  mise en place d’une politique pour rechercher les énergies de demain
    •  mise en place d’une autorité européenne de régulation de l’intelligence artificielle.

    Cette Europe devra être plus démocratique et respectueuse des identités des Nations en rendant les autres compétences aux Etats.

  • Créer une vraie police européenne aux frontières

    Pourquoi ?

    Parce que les frontières de l’Europe sont devenues trop vastes et que certains pays n’arrivent plus à faire face aux flux de migrants.

    Comment ?

    En réaffectant les policiers et douaniers des frontières intérieures vers les frontières extérieures de l’Europe. En dotant ainsi l’Europe d’un vrai corps de gardes frontières et de gardes côtes pour protéger nos pays des grandes vagues de migration.

  • Créer un "FBI européen" pour lutter contre les terroristes et les criminels

    Pourquoi ?

    Parce que les terroristes et les criminels voyagent à travers toute l’Europe sans rencontrer de frontières mais que les polices nationales prennent des semaines pour échanger des informations et suivre les enquêtes.

    Comment ?

    En remplaçant Europol par un « FBI européen » autorisé à traquer les terroristes et les criminels dans tous les pays européens.

  • Harmoniser l'impôt sur les sociétés et les règles sociales au niveau européen pour éviter la concurrence déloyale

    Pourquoi ?

    Parce qu’on a construit un marché unique pour les produits en maintenant de grosses différences entre les prestations sociales et la fiscalité au sein de l’Europe et cela désavantage les États qui ont une forte protection sociale.

    Comment ?

    En fixant un taux unique pour l’impôt sur les sociétés et des règles harmonisées pour les prestations sociales avec des minimas imposés à tous les États.

  • Imposer les règles nationales aux travailleurs détachés

    Pourquoi ?

    Parce que la règle européenne qui permet à des travailleurs des pays de l’Est de venir en France avec les cotisations sociales de leur pays d’origine crée une inégalité par rapport aux travailleurs français.

    Comment ?

    En imposant une règle simple : toute personne qui travaille dans un État ne peut pas être employée à des conditions moins bonnes que celles en vigueur pour tous les autres travailleurs de cet État.

  • Moderniser notre armée et créer une défense européenne

    Pourquoi ?

    Parce que l’armée française n’a plus les moyens ni financiers ni matériels (ex: 1 seul porte avion) pour assurer seule la défense de nos intérêts (interventions en Syrie, Mali…contre les djihadistes). Pareil pour la diplomatie : les pays européens ont plus de 1600 ambassades dans le monde qui coûtent cher mais la voix de l’Europe est inaudible. Alors qui nous défendra le jour où les États Unis décideront que la défense de l’Europe n’est plus leur priorité ? Cette situation pourrait être catastrophique au moment où de nouvelles menaces apparaissent en Méditerranée ou en Ukraine.

    Comment ?

    En modernisant l’armée française et en mettant en place une force européenne opérationnelle entre les États du noyau dur qui permette de faire des économies tout en augmentant l’efficacité. En mettant également en place une diplomatie et des services de renseignements européens qui permettent d’identifier les menaces et de peser sur les affaires du monde.

  • Lancer un "plan Marshall" pour l'Afrique et la Méditerranée

    Pourquoi ?

    Parce que la stabilité de l’Europe dépendra de la stabilité économique et écologique de l’Afrique et du bassin méditerranéen. Si ces pays sombrent dans le chaos politique ou traversent des crises climatiques, l’Europe sera confrontée à de grandes vagues de migration. Aider l’Afrique c’est donc aider l’Europe.

    Comment ?

    En mettant en place un vaste plan d’investissements pour le développement d’infrastructures et d’une économie protectrice de l’environnement. Pour éviter que l’argent ne soit détourné par des gouvernements locaux, les investissements seront confiés à des entreprises européennes (ce qui sera aussi bon pour nos emplois) qui sous-traiteront certains travaux à des entreprises locales.

Pour une révolution économique sociale et environnementale

  • Assurer un revenu et une activité à chacun : le CDI unique

    Pourquoi ?

    Parce que nous devons changer de modèle économique et cela rapidement car le numérique et les robots vont supprimer encore de nombreux emplois. On ne peut se satisfaire ni du modèle socialiste qui crée un chômage de masse, ni du modèle libéral qui assure le plein-emploi mais avec beaucoup de petits boulots très mal payés. Dans les deux modèles, il n’est pas normal que beaucoup de jeunes ne puissent pas à 30 ans se payer un crédit auto et un loyer sans la caution de leurs parents. Nous devons donc inventer un système nouveau qui permette d’assurer la flexibilité dont ont besoin les entreprises mais en garantissant la sécurité dont ont besoin les travailleurs.

    Comment?

    En mettant en place le CDI unique. Le principe est simple. Pôle emploi ainsi que des agences privés d’intérim se réunissent pour former une « entreprise pour l’emploi » qui aura ses déclinaisons locales. Cette société embauchera toute personne voulant travailler en CDI avec la garantie de toucher au moins le SMIC. Une fois embauché, le salarié peut être mis à disposition de toute entreprise pour un emploi qui correspond à ses qualifications dans la zone géographique où il réside. Son salaire sera fonction de son travail comme actuellement. Lorsque cette entreprise n’a plus besoin de ses services, il retrouve son salaire versé par la société pour l’emploi qui continue de lui garantir son CDI jusqu’à ce qu’il retrouve un autre emploi dans une autre entreprise. Durant cette période de non travail, le salarié aurait deux obligations : soit suivre une formation pour adapter ses qualifications aux besoins des entreprises, soit s’impliquer 10 heures par semaine dans un projet d’utilité sociale au sein d’une collectivité, d’un hôpital ou d’une association locale. Le CDI unique garantit une vraie flexibilité aux entreprises (qui embauchent et débauchent sans contrainte en fonction de leurs besoins) mais assure aussi une sécurité totale au salarié qui a un salaire garanti et tous les avantages d’un CDI en terme de statut social, d’accès au crédit et au logement.  Le statut du CDI unique pourrait également être ouvert à tout homme ou femme qui se consacrerait à l’éducation d’enfants avant leur entrée au collège.

  • Créer le "compte social bénévolat" pour donner un vrai statut à nos bénévoles

    Pourquoi ?

    Parce que le dynamisme de la France repose aussi sur des millions de bénévoles qui, en animant la vie locale, notamment dans les associations, créent une richesse humaine qu’aucun indicateur ne mesure. Face à la nécessité de baisser les dépenses publiques, nous aurons encore plus besoin de cette implication citoyenne, de cette solidarité qu’il convient aussi de valoriser.

    Comment ?

    En créant un compte « bénévolat » dans lequel serait enregistré toutes les heures effectuées au service d’une association ou d’une collectivité. Ce compte pourrait ouvrir des droits à l’assurance santé ou des points retraite. Les services rendus feraient aussi l’objet d’une reconnaissance citoyenne.

  • Redonner du sens à nos sociétés en se donnant 10 ans pour relever 5 grands défis

    Pourquoi ?

    Parce que gagner de l’argent juste pour consommer et accumuler des biens ne peut donner sens à nos vies. Résultat : les jeunes peinent à imaginer leur avenir, certains se réfugient dans des mondes virtuels sur internet, d’autres dans la drogue voire parfois rejoignent les djihadistes. Il faut donc redonner du sens à nos sociétés.

    Comment ?

    En se donnant 10 ans pour relever 5 grands défis :

    • vaincre le cancer et la maladie d’Alzheimer
    • chercher et trouver la nouvelle énergie propre du XXIème siècle qui remplacera le nucléaire et les énergies fossiles
    • construire une économie circulaire où tout serait recyclable et où on n’épuise plus les ressources naturelles de la planète
    • mettre en place une gestion mondiale de l’eau potable pour préserver la ressource, assurer un accès à tous et éviter que 1000 enfants ne meurent encore chaque jour de soif!
    • trouver les technologies non polluantes qui permettent en toute sécurité d’avoir des moyens de transports plus rapides (voiture sans pilote, vitesse commerciale de 500 km/ h pour les TGV, 3000 km/h pour les avions).

    Protéger la planète et aider les autres par des gestes quotidiens permet de se sentir membre d’une même Humanité et d’accroître son bien être. Aller vers une meilleure santé et gagner du temps dans les transports permet aussi de bénéficier de plus de liberté et d’épanouissement.

  • Instaurer un bonus / malus social et environnemental sur les produits importés

    Pourquoi ?

    Parce que de nombreux pays, notamment asiatiques, fabriquent des produits sans aucun respect de l’environnement et avec des travailleurs qui n’ont parfois aucune protection sociale. Nous ne devons pas bâtir des murs protectionnistes mais restaurer un échange équitable.

    Comment ?

    En instaurant un bonus-malus en fonction de la qualité sociale et environnementale des produits vendus. Comme pour les frigos ou les voitures, les produits fabriqués sans respect des normes sociales et environnementales verraient leur prix augmenter alors que ceux produits dans le respect des normes sociales et de l’environnement verraient leur prix baisser.

  • Libérer les énergies en supprimant un certain nombre de taxes et de normes stupides

    Pourquoi ?

    Parce que la France étouffe sous la paperasse et l’impôt. Elle est championne du monde des taxes (360 taxes en vigueur) et des normes (plus de 400 000 normes dans des lois et décrets). Certaines taxes coûtent plus cher à récolter qu’elles ne rapportent au budget. Certaines normes sont impossibles à appliquer et de toute façon plus personne ne les connaît intégralement.

    Comment ?

    En se donnant 5 ans pour supprimer 150 taxes et la moitié des normes qui ne sont pas indispensables à la sécurité des citoyens et du consommateur. Les chefs d’entreprise, les artisans, les professions libérales, les agriculteurs seront alors déchargés des lourdeurs administratives qui découragent l’investissement en France.

  • Réguler les progrès techniques pour protéger la Vie, la Liberté et l'Humain

    Pourquoi ?

    Parce que les progrès technologiques amènent des progrès réels pour l’Humanité (guérison de certaines maladies, disparition progressive de la famine…) mais font apparaître aussi des dangers nouveaux (nanorobots invisibles, nanoparticules et OGM dans l’alimentation, prothèses informatiques dans le corps humain, intelligence artificielle…) qui peuvent remettre en cause nos libertés et notre statut même d’Êtres Humains. Une régulation s’impose.

    Comment ?

    •  en lançant un débat citoyen afin de placer les limites démocratiques aux avancées technologiques mais aussi sur le droit à mourir dignement (ce qui est moralement acceptable ou pas par nos sociétés)
    • en mettant en place des autorités indépendantes au niveau européen pour veiller au respect par les Gouvernements, les entreprises et les citoyens des limites qui auront été définies pour protéger nos libertés et l’Humain.
  • Assurer à chaque senior une solution de prise en charge en cas de dépendance par la création d'une filière et d'un "guichet unique" pour les familles

    Pourquoi ?

    Parce que la génération du Baby Boom est désormais à la retraite et risque de rencontrer des problèmes de santé. Or il n’existera pas assez de place dans les Etablissements pour personnes âgées dépendantes pour accueillir tout le monde. Souvent les familles ne savent pas comment gérer ce type de situation et doivent frapper à 36 portes sans trouver une solution globale.

    Comment ?

    En faisant progressivement du maintien et de l’hospitalisation à domicile autour d’une filière, la solution de traitement de la dépendance. Nous créerons un « guichet unique » pour les familles qui gérera de A à Z la prise en charge de la personne dépendante à domicile (visites et surveillance médicales, soins infirmiers et toilette, repas, ménage et sécurisation-adaptation du logement.

  • Encourager la création par des ateliers d'artistes et la découverte grâce au "chèque culture"

    Pourquoi ?

    Parce que l’art est la trace que laisse une civilisation dans l’Histoire et qu’il est aussi le symbole de la vitalité d’une Nation.

    Comment ?

    En créant le « chèque culture » qui donne à chaque citoyen le droit d’entrée à 5 évènements culturels par an (concert, musée, opéra, site historique…), en lançant aussi un plan de transformation de nos musées pour les rendre plus interactifs et en encourageant financièrement les  collectivités locales à mettre des locaux-ateliers à disposition d’artistes en échange d’œuvres légués aux communes pour les embellir.

Pour retrouver l'Alsace et la dynamique des territoires

  • Restaurer l'Alsace sous forme de collectivité territoriale

    Pourquoi ?

    Parce que l’Alsace doit être unie pour défendre ses spécificités (droit local, concordat, régime local de sécurité sociale…) et retrouver sa prospérité

    Comment ?

    En créant une collectivité alsacienne à statut particulier née de l’union des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Cette collectivité pourrait reprendre des compétences de la Région par délégation (économie, apprentissage, formation…) et bénéficier de transferts de compétences de l’Etat à titre expérimental (autoroutes, enseignement linguistique, adaptation normative).

    Pour réussir cette collectivité serait créé sur un véritable « Pacte pour l’Alsace », c’est-à-dire un projet très clair lui permettant de reprendre son destin en main :

    • revenir au plein emploi grâce à l’innovation et à l’apprentissage
    • décentraliser la gestion du personnel enseignant en langue pour favoriser le bilinguisme et le trilinguisme (français, allemand, anglais)
    • décentraliser la gestion des autoroutes pour entretenir notre réseau et mettre en place l’écotaxe sur les poids lourds étrangers
    • défendre l’Euroairport et faire la connexion ferroviaire
    • bâtir Rheinport pour faire le deuxième port fluvial d’Europe outil de compétitivité pour nos entreprises
    • former une Université du Rhin supérieur à partir des universités de Bâle, Freibourg, Karlsruhe, Strasbourg et UHA.
    • négocier de vraies contreparties si Fessenheim devait fermer pour investir massivement dans les énergies propres qui permettraient à l’Alsace d’obtenir une autosuffisance énergétique
    • implanter à Mulhouse un Centre européen de recherche des énergies du futur
  • Simplifier les strates de collectivités et redonner la parole aux citoyens

    Pourquoi ?

    Parce que la France souffre du nombre de strates d’administration qui coûtent cher et que le citoyen ne sait plus qui fait quoi

    Comment ?

    • en simplifiant le paysage alsacien grâce à la collectivité à statut particulier
    • en supprimant les syndicats intercommunaux inutiles
    • en encourageant financièrement la mutualisation des moyens des communes
    • en faisant élire les présidents des intercommunalités au suffrage universel direct sur la base d’un projet clair et d’une maîtrise de la fiscalité
    • au niveau national en fusionnant le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental pour en faire une Chambre de l’évaluation et de l’impact des décisions sur les générations futures
  • Orienter l'épargne des alsaciens vers les entreprises locales

    Pourquoi ?

    Parce que nos entreprises manquent de fonds propres et que leur survie dans les prochaines années dépendra beaucoup de leur capacité à investir pour innover. Or l’argent existe car l’épargne en Alsace est très importante.

    Comment ?

    En créant un Plan d’Epargne en Actions spécialisée dans les entreprises locales. Ainsi les Français pourront choisir de placer une part de leur épargne dans les entreprises locales qu’ils connaissent. Cela permettra leur développement et garantira que nos enfants et petits enfants trouveront toujours du travail en Alsace.

  • Assurer l'honnêteté et la transparence des élus

    Pourquoi ?

    Parce que quelques élus véreux salissent l’image de dizaines de milliers d’élus honnêtes.

    Comment ?

    En obligeant un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection. En suspendant de son mandat tout élu mis en examen. En assurant la publication sur les sites internet publics de toutes les factures et dépenses des collectivités et des assemblées.

  • Protéger notre régime local de sécurité sociale et garantir l'accès aux soins de santé

    Pourquoi ?

    Parce qu’il s’agit du seul régime de sécurité sociale équilibré en France et qu’il offre pourtant aux habitants d’Alsace une protection supérieure à celle du régime général français. Parce que l’accès à la santé est une garantie fondamentale que la France doit préserver pour ses citoyens.

    Comment ?

    En veillant lors de chaque vote des lois sur la sécurité sociale à ce que :

    • le régime local ne soit pas remis en cause
    • les frontaliers puissent conserver leur droit d’option et ne fassent pas l’objet d’une double cotisation
    • chaque citoyen conserve un bon accès aux soins de santé et une couverture la plus complète possible de ses frais
  • Relancer l'apprentissage en le présentant aussi comme la voie du succès

    Pourquoi ?

    Parce ce que l’apprentissage a encore tendance à être dévalorisé au moment de l’orientation. Or en envoyant 80 % d’une classe d’âge à l’université, on forme hélas parfois des chômeurs alors que les apprentis trouvent du travail et deviennent parfois patron de leur entreprise.

    Comment ?

    En instaurant avec la future collectivité alsacienne un pacte d’orientation avec l’Education nationale et les entreprises pour promouvoir l’apprentissage et la découverte des métiers et cela dès le collège.

  • Créer un service civique obligatoire qui intègre la jeunesse

    Pourquoi ?

    Parce que la disparition du service militaire a laissé un grand vide pour intégrer la jeunesse, rappeler les valeurs de la République et mobiliser les énergies à travers des défis au moment du passage à la vie adulte.

    Comment ?

    En créant un service civique obligatoire pour les hommes comme pour les femmes d’une durée de 8 mois après le bac ou à partir de16 ans pour ceux qui ne sont plus au lycée. Ce service aurait une première période de 2 mois au cours de laquelle on vérifierait que les grands fondamentaux sont acquis (savoir lire, écrire, compter, connaitre les valeurs de la République), les jeunes passeraient également leur permis de conduire financé par l’Etat. Puis viendrait une période de 6 mois qui prendrait au choix la forme d’un engagement volontaire dans une association humanitaire ou dans une collectivité pour porter un projet d’intérêt général en France ou à l’étranger ou encore dans une formation militaire afin d’acquérir les connaissances fondamentales qui permettraient ainsi aux jeunes de devenir demain réservistes d’une Garde Nationale mobilisable lorsque la sécurité intérieure du pays est menacée.

    Les jeunes seraient bien entendu rémunérés durant ce service civique ce qui leur permettrait de constituer un petit pécule pour leurs études. Cette période comptera aussi pour les droits à retraite.

Carnets de campagne

  • N°1 - Pour s’en sortir : bâtir un nouveau projet de société !

    Extrait du carnet de campagne n°1

    Notre projet tournera autour de 5 axes:

    • imaginer une nouvelle relation au travail qui puisse garantir une activité, un revenu décent et un statut social à chacun et permette aux entreprises de retrouver leur compétitivité,
    • refonder une Europe qui protège autour d’un noyau dur qui puisse assurer la sécurité de nos frontières, la sécurité intérieure contre le terrorisme, la sécurité des consommateurs et défendre nos intérêts à l’extérieur,
    • inventer une nouvelle laïcité pour lutter contre la radicalisation religieuse,
    • restaurer de la justice et de l’ordre au sein de notre société par l’Éducation et le respect des règles.
    • retrouver l’Alsace sous forme de collectivité territoriale pour défendre les intérêts de notre Région (droit local, régime local de sécurité sociale..

    Retrouvez notre Carnet de campagne n°1 complet

  • N°2 - Pour une République qui ne baisse plus les bras

    Extrait du carnet de campagne n°2

    La campagne présidentielle s’est terminée quasiment sans aborder les sujets essentiels pour l’avenir de notre pays.

    Depuis plus de 30 ans, la France ignore un certain nombre de problèmes comme on met la poussière sous le tapis pour ne pas la voir.

    C’est ainsi que 20% des élèves sortent de l’école sans savoir lire correctemment. C’est ainsi que la pollution envahit nos villes. C’est ainsi que l’islamisme radical a progressé de manière rampante. C’est ainsi que des bandes de trafiquants ont pris le contrôle de quartiers minés par le chômage et y font régner leur loi…

    La République a baissé les bras. Elle a abandonné tous ceux qui se retrouvaient victimes de ces dérives.

    Il est temps que l’on arrête d’agiter le chiffon rouge des extrêmes et que l’on règle ces problèmes une bonne fois pour toutes. Ce sera l’enjeu des élections législatives.

    D’ici là, nous vous présenterons chaque semaine 7 propositions concrètes pour défendre l’Alsace, réformer la France et refonder l’Europe.

    Il est temps que la République redresse la tête, restaure ses valeurs, fasse appliquer la justice et l’égalité des chances pour tous ses citoyens.

    C’est ce projet de société que nous nous engageons à porter pour vous à l’Assemblée nationale.

    Retrouvez notre Carnet de campagne n°2 complet

  • N°3 - Pour une nouvelle Europe qui protège

    Extrait du carnet de campagne n°3

    Les Français ont toujours attendu de l’Europe qu’elle nous protège et d’abord de la guerre.

    Grâce à elle, nous avons la chance de vivre la période de paix la plus longue jamais connue depuis près de 2000 ans.

    Mais l’Europe a échoué à nous protéger contre les problèmes du XXIème siècle : le chômage, le terrorisme, les grandes migrations…

    Elle est devenue trop grande et pas assez efficace.

    La tentation est donc forte pour les Peuples de se replier sur les frontières nationales et de liquider l’Europe avec « l’eau du bain ».

    Un tel retour aux nationalismes risquerait pourtant de ramener les tensions puis les guerres qui ont ravagé nos pays aux siècles derniers.

    Pour l’Alsace, une sortie de l’Europe serait catastrophique.

    Si on veut garder la paix, il faut donc refonder l’Europe :

    • Une Europe plus petite autour d’un noyau dur de 10 États
    • Une Europe qui protège contre le terrorisme et la criminalité
    • Une Europe qui protège contre les grandes migrations
    • Une Europe plus sociale qui protège contre la concurrence déloyale
    • Une Europe respectueuse de l’identité des Nations et de leur culture.

    Cette Europe est possible, à nous de la construire!

    Retrouvez notre Carnet de campagne n°3 complet

  • N°4 - Pour un renouveau économique, social et environnemental

    Extrait du carnet de campagne n°4

    Depuis 40 ans on nous donne le choix entre une économie socialiste fondée sur un chômage de masse et une économie libérale fondée sur une grande précarité et des petits boulots mal payés.

    Il est temps de révolutionner notre modèle et de concilier la flexibilité dont ont besoin les entreprises avec la sécurité dont ont besoin les travailleurs.

    Et ce d’autant qu’avec des robots toujours plus nombreux, le nombre d’emplois risque de se réduire.

    Mais on ne doit pas tomber dans le mensonge d’un revenu universel que l’on donnerait à chacun sans aucune contrepartie.

    C’est bien un modèle nouveau que l’on doit inventer et qui reposerait sur :

    • la garantie d’un CDI pour chacun avec un revenu décent
    • la flexibilité nécessaire pour la compétitivité des entreprises et l’innovation
    • l’obligation pour chaque actif d’avoir une activité par un travail, une formation ou une action bénévole envers la société
    • la naissance d’une nouvelle solidarité qui fasse revivre la notion d’appartenance à une communauté citoyenne
    • un véritable projet de société qui fasse de la planète et de l’Humain les nouveaux défis pour mobiliser notre jeunesse.

    Retrouvez notre Carnet de campagne n°4 complet

  • N°5 - Pour retrouver l’Alsace et défendre la proximité

    Extrait du carnet de campagne n°5

    Un Député vote les lois. Mais c’est aussi l’avocat du territoire qui porte les dossiers locaux pour les défendre à Paris.

    Or l’Alsace va mal. Non seulement notre taux de chômage a doublé en 10 ans mais Paris s’acharne à vouloir casser ce qui marche chez nous :

    • intégration forcée dans la région Grand Est
    • remise en cause du régime local de sécurité sociale
    • remise en cause du droit local et du Concordat
    • remise en cause du modèle franco-suisse de l’Euroairport
    • fermeture prévue de Fessenheim avec ZERO euro de compensation et 2000 emplois perdus

    Olivier BECHT est investi depuis 10 ans sur le territoire et connait parfaitement chacun de ces dossiers.

    Olivier BECHT connait aussi personnellement le Président MACRON puisqu’ils ont fait leurs études ensemble.

    Olivier BECHT sera incontestablement le meilleur Député pour défendre l’Alsace à Paris et obtenir les arbitrages positifs et des financements pour notre région.

    Retrouvez notre Carnet de campagne n°5 complet

Notre pacte pour l'Alsace

  • L'Alsace a besoin d'unité pour rebondir

    Téléchargez le Pacte pour l’Alsace en version PDF : Le Pacte pour que l’Alsace reprenne son destin en main

    L’Alsace est aujourd’hui plongée au cœur de la compétition des territoires

    Longtemps protégée des aléas de la conjoncture nationale par sa place privilégiée au cœur géographique, politique et culturel de l’Europe, l’Alsace subit depuis plus d’une décennie un choc économique qui a ramené son taux de chômage à des niveaux proches du taux national.

    Le phénomène de mondialisation et l’élargissement de l’Union européenne, qui en a déplacé le centre de gravité à l’Est, remettent en question les atouts alsaciens. L’Alsace se retrouve ainsi, de manière peut-être plus soudaine que d’autres régions, confrontée à la vaste concurrence que se livrent les territoires en Europe et plus généralement dans le monde développé.

    L’enjeu de cette compétition est simple : les territoires qui sauront mobiliser les meilleurs atouts (infrastructures de transport, centres de formation et de recherche, capacités d’innovation, accès au crédit, foncier économique, cadre de vie…) attireront davantage d’entreprises que les autres et créeront ainsi davantage de richesses générant à leur tour les revenus et les impôts qui permettront d’offrir aux citoyens des services de qualité (transports publics, crèches, périscolaires, maisons de retraites, centres sportifs ou culturels…). A l’inverse, les territoires qui perdront en attractivité verront leurs entreprises et leurs jeunes entrepreneurs s’en aller, leurs revenus et leur richesse fiscale baisser, et ne pourront plus financer les services à la population, s’installant ainsi dans un long mais inéluctable déclin.

    L’Alsace doit en être consciente: ce n’est pas parce qu’elle fut particulièrement prospère dans la seconde moitié du XXème siècle, que cette prospérité lui est pour autant acquise au XXIème siècle.

    L’Alsace a décroché par rapport à ses voisins Suisses et Allemands mais aussi par rapport aux autres Régions françaises.

    Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes. Longtemps l’Alsace figurait dans le duo de tête des régions françaises en termes de création de richesse par habitant. Aujourd’hui elle a dégringolé, loin derrière l’Ile de France, Rhône Alpes et Paca mais parfois aussi doublée par d’autres territoires comme Midi-Pyrénées et l’Aquitaine. De même, nous avions pendant plusieurs décennies un taux de chômage de 4 % identique à ceux de nos voisins du Pays de Bade et des cantons de Bâle. Aujourd’hui, l’Alsace est à plus de 9 % de chômage alors que nos voisins allemands du Pays de Bade sont restés à 4 % et que les cantons de Bâle sont à 3,5 %.

    Pour enrayer ce déclin un sursaut est nécessaire.

    Pour assurer de nouvelles décennies de prospérité, l’Alsace devra mobiliser de nouveaux atouts, trouver chez ses habitants une énergie nouvelle, une volonté de gagner et s’inventer un nouveau modèle de développement reposant davantage sur un vaste réseau de PME-PMI fortement innovantes que sur de grandes industries.

    La mission n’est pas impossible. Elle implique cependant d’afficher clairement une ambition et d’accepter ensuite de s’en donner les moyens.

    S’agissant de notre ambition, celle-ci est simple : elle consiste à ancrer l’Alsace au cœur de la région métropolitaine du Rhin supérieur et à la hisser parmi les premières régions d’Europe en termes de compétitivité et de qualité de vie.
    S’agissant des moyens, ceux-ci doivent se déployer au sein d’une véritable stratégie de développement pour l’Alsace et s’incarner dans un Gouvernance au service de ce projet.

    Le Conseil unique d’Alsace aurait pu être le levier pour regrouper les énergies et les moyens au service d’un projet ambitieux pour notre Région.

    Bien sûr l’échec du référendum de 2013, et l’instauration des grandes régions en 2015 ont été des occasions manquées de doter l’Alsace d’un statut unique qui aurait favorisé son développement. Mais ce n’est pas la fin de tout.

    Les élections présidentielles et législatives de 2017 ouvrent une nouvelle fenêtre de tir, peut-être la dernière, pour permettre à l’Alsace de s’inventer un modèle nouveau.

    Le retour au Conseil unique pourrait être une solution. Il impliquerait que le prochain Président de la République fasse de la déconstruction des Grandes Régions l’une de ses priorités dans les cent premiers jours. Il impliquerait également un nouveau référendum pour respecter le processus démocratique qui avait conduit, notamment dans le Haut-Rhin au rejet du premier projet.

    L’honnêteté nous oblige à constater que cette hypothèse, dans le contexte actuel, n’est pas la plus probable.

    Cela ne signifie pas pour autant que l’Alsace ne peut être restaurée en qualité de collectivité locale.

    En effet, il existe une voie qui permette de retrouver une collectivité alsacienne sans attendre un hypothétique retour en arrière des Grandes Régions.

    Cette voix est celle de la « collectivité à statut particulier ».

    Elle a le mérite de ne reposer que sur la seule volonté alsacienne. Elle ne dépend donc pas d’un mouvement national de réforme des régions ou des territoires.

    C’est la voix que nous proposons d’emprunter pour redonner à l’Alsace son statut.

    Le principe de la « collectivité à statut particulier » est simple. Il se décline en 3 pans :

    • une Union des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin qui décident ensemble de former la collectivité territoriale d’Alsace (tout en respectant le statut de Strasbourg capitale européenne et capitale culturelle de l’Alsace, le statut de Colmar préfecture de département et le statut de Mulhouse capitale économique et industrielle).
    • une reprise de certaines compétences régionales par délégation (notamment la mise en oeuvre des politiques publiques touchant à l’économie et à la formation ou encore les lycées), dans l’esprit de la subsidiarité.
    • un transfert, au titre de l’expérimentation, de certaines compétences de l’Etat vers la collectivité territoriale d’Alsace (gestion et entretien des autoroutes, gestion des personnels enseignants linguistes dans le primaire et le secondaire, négociation et gestion des projets de coopération transfrontalière).

    Certains de ces pans ne se décident qu’au niveau local. D’autres se négocieront au niveau national et devront faire intervenir la loi. Il s’agira d’un intense travail de lobby de la part de nos futurs députés alsaciens.

    Toutefois, pour réussir, il nous faudra éviter le piège qui fut celui du référendum manqué de 2013. Pour réussir, on ne peut se contenter de présenter aux Alsaciens un projet institutionnel. Même si les Alsaciens souhaitent aujourd’hui d’abord et avant tout « retrouver l’Alsace », on ne peut leur parler exclusivement de mécaniques juridiques au risque de s’enliser dans des questions liées au siège de la collectivité, au nombre d’élus…non que ces questions ne soient pas importantes mais qu’en réalité elles ne sont finalement qu’accessoires.

    En effet, on ne fait pas une collectivité pour faire une collectivité. Cela ne peut être une fin en soi.

    On fait une collectivité pour porter une communauté de destin, pour porter un projet.

    Cette communauté de destin est incontestable.

    L’Alsace est une réalité géographique, culturelle, historique, sociale, économique et politique. Les habitants se sentent soit Alsaciens dans l’âme, soit conscients de vivre en Alsace. Cette identité singulière n’est pas exclusive de notre sentiment d’appartenance à d’autres ensembles plus vastes, comme la France ou l’Europe. Ce n’est pas parce que nous nous sentons Alsaciens et fiers de l’être que nous en sommes moins Français et Européens. C’est peut-être même l’inverse. C’est parce qu’ils n’ont pas peur de leur identité, qu’ils assument leur Histoire, que les Alsaciens n’hésitent pas à éprouver une fierté nationale française et le sentiment d’être également européens.

    La collectivité territoriale d’Alsace doit donc avoir pour mission d’incarner cette communauté de destin alsacienne, de la faire vivre et de lui donner les moyens de rayonner car c’est souvent elle qui nous a donné l’énergie pour nous dépasser, inventer des choses nouvelles et porter un message en France et en Europe.

    Si la collectivité territoriale d’Alsace incarnera sans conteste une communauté de destin, il lui reste alors à incarner un projet.

    Ce projet peut se résumer simplement : après l’ère des doutes et de la crise économique, l’Alsace doit rebondir. Elle doit inventer les initiatives qui lui permettront de retrouver son rang, de créer de nouveaux emplois et de maintenir un bon niveau de services à la population ainsi qu’un cadre de vie agréable.

    Ce projet doit être ambitieux tout en se fondant, de manière réaliste, sur les fondamentaux existants aujourd’hui.

    Sans prétention, autre que celle de vouloir être utile à ma région et fidèle aux électeurs qui m’ont confié les mandats qui sont les miens, je me permets de lister quelques uns des projets qui me sembleraient pouvoir constituer, sans exhaustivité, l’armature d’un projet pour l’Alsace.

     

  • 1. Renforcer la capacité d’initiative régionale par le biais de transferts de compétences essentiellement normatives de l’Etat vers la collectivité territoriale d'Alsace

    • Transfert de compétences dans le domaine de l’Education sur la gestion des enseignants linguistes permettant de renforcer l’apprentissage de l’Allemand mais aussi de l’Anglais dans les classes du premier et du second degrés.
    • Transfert de compétences dans le cadre de la coopération transfrontalière permettant dans le cadre de certaines compétences décentralisées de négocier et de signer directement des accords normatifs avec les autres régions du Rhin supérieur et cela notamment en matière de coopération universitaire, de formation professionnelle et de gestion des infrastructures portuaires et des transports.
    • Transfert de la compétence de gestion et l’entretien des autoroutes permettant à la collectivité d’Alsace de réguler notre réseau, notamment en instaurant une écotaxe qui, sans pénaliser nos entreprises locales, permettraient de retrouver une équilibre par rapport à nos amis allemands qui reportent, par leur fiscalité, une part importante du trafic chez nous.
  • 2. Renforcer nos grandes infrastructures pour disposer d’un meilleur réseau logistique et de transports

    • bâtir « Rheinport » par le rapprochement des ports de Mulhouse, Weil-am-Rhein et Bâle afin d’en faire un port de dimension mondiale et le 2ème port fluvial d’Europe et permettre sur le même modèle au port autonome de Strasbourg de bâtir une alliance avec les ports de Kehl et Karlsruhe.
      – réaliser la connexion ferroviaire de l’Euroairport, qui est devenu l’aéroport international de l’Alsace, et disposer du matériel ferroviaire capable de le mettre à moins de 60 mn de la gare de Strasbourg et à 15 mn de la gare de Mulhouse.
    • redonner une nouvelle dynamique à l’aéroport de Strasbourg-Entzheim en le repositionnant en aéroport de proximité en complémentarité avec l’Euroairport.
    • bâtir des liaisons ferroviaires directes depuis les agglomérations vers les aéroports internationaux de Francfort et Zurich et renforcer la liaison directe vers Roissy
    • faire venir les ICE allemands à Mulhouse et le pendolino suisse et italien en gare de Strasbourg (prolongement depuis la gare de Bâle) afin de mettre 2 régions à forte croissance Milan et Munich respectivement à moins de 5 et 3 heures de l’Alsace. Développer ainsi un concept régional d’Eurogare. Favoriser le TGV EST européen avec mise en place de la Magistrale
    • renforcer la place du Fret par le rail et la voie d’eau
    • favoriser les transports transfrontaliers du type S-Bahn depuis Strasbourg mais aussi depuis Mulhouse et Colmar notamment en reconstruisant un pont ferroviaire entre Colmar et Freibourg.
    • Promouvoir la liaison fluviale Saône-Rhin
    • Finaliser notre réseau d’autoroutes alsaciennes
  • 3. Accroitre nos capacités de recherche pour favoriser le développement de nouvelles entreprises (start-up, TPE, PME) fortement innovantes

    • bâtir autour du Campus Européen une véritable Université du Rhin supérieur avec des formations dans les trois grandes langues européennes (Français, Anglais, Allemand) et diplômes communs (KIT, Freibourg, Basel, UDS-UHA) et une alliance des laboratoires de recherche
    • développer nos pôles de compétitivité actuels (Véhicule du Futur, Alsace Biovalley, Fibres Grand Est) et créer de nouveaux pôles de compétences dans les domaines d’innovation de demain : nanotechnologies, biomatériaux, neurosciences, énergies renouvelables…
    • développer un Cluster autour de la Chimie dans la proximité de Bâle
    • favoriser les structures permettant les transferts de technologies entre laboratoires universitaires et monde industriel
  • 4. Créer le contexte favorable aux entreprises pour une reprise forte de la croissance économique

    • consolider les grandes industries type PSA qui restent implantées en Alsace en agissant pour leur compétitivité et favoriser leur transition foncière en transformant les terrains non utilisés en nouvelles zones d’activité économique.
    • Accélérer le câblage de la région en fibre optique afin qu’à l’horizon 2020 tous les foyers (y compris en zone rurale et de montagne) soient connectés.
    • maintenir la spécificité juridique et fiscale, stabilisée dans la durée, de la zone de l’Euroairport
    • Favoriser la création d’un quartier à dimension tri-nationale autour du projet de campus NOVARTIS à Bâle et sa déclinaison dans le projet Dreiland (ou Rheinhattan) sur les communes de Bâle, Huningue et Weil-am-Rhein.
    • généraliser les guichets uniques pour les aides aux entreprises (artisanat, PME, agriculture, tourisme) avec un dispositif d’accueil et de conseil des porteurs de projets et avec une instruction unique des aides
    • déploiement sur l’Alsace des actions du programme TIC Santé
  • 5. Renforcer les capacités de financement de l’économie

    • trouver un accord avec les banques régionales pour orienter l’épargne vers le renforcement du capital des PME innovantes.
    • renforcer les fonds Alsace création et Alsace croissance en élargissant le partenariat mis en place et en se donnant l’ambition à 10 ans de pouvoir disposer d’un fonds d’investissement de 1 milliard d’euros comme levier pour l’économie alsacienne (tant pour l’amorçage que pour le développement des entreprises fortement innovantes) et ceci en proposant notamment aux épargnants alsaciens d’investir une partie de leur épargne dans le capital des entreprises locales.
  • 6. Disposer d’un outil performant de prospection internationale et de développement endogène

    • rapprocher la nouvelle ADIRA de l’agence d’attractivité de l’Alsace afin de disposer d’une grande agence de développement économique en charge à la fois du développement endogène et du développement exogène et doter la nouvelle structure des ressources humaines adéquates pour la réussite de ses missions.
  • 7. Faire de l’Education et de la Formation un tremplin pour la réussite de l’Alsace

    • Adapter les programmes d’enseignement linguistiques dans le premier et le second degré en fixant un objectif de 100 % d’une classe d’âge bilingue (français-allemand) à l’âge de 18 ans et 80 % d’une classe d’âge trilingue (français-allemand, anglais) au même âge.
    • Développer les formations trilingues dans les Universités afin de favoriser les doubles diplômes sur l’espace universitaire du Rhin Supérieur.
    • Rénover les systèmes de formation professionnelle en gérant l’offre en adéquation avec les besoins de compétence sur la zone trinationale du Rhin Supérieur (mettre notamment en place la reconnaissance réciproque des parcours de formation en matière de formation professionnelle initiale et continue)
    • Favoriser l’intégration des jeunes dans la société par le développement des formations par alternance et l’accompagnement individualisé dans leurs projets
    • Développer un effort éducatif en appui à l’Education nationale (stratégie d’équipement numérique des établissements du 2nd degré, gestion de la carte scolaire 2nd degré, prise en charge de la compétence assistantes sociales, médecine scolaire et nutritionniste).
    • Mettre en place une gestion unique des collèges et des lycées (ATC, immobilier, restauration scolaire et EPLE) qui permette, notamment par le biais des marchés publics globaux de réelles économies d’échelle.
  • 8. Renforcer le caractère solidaire de notre Région dans la tradition rhénane

    • Faciliter l’accès au logement en mobilisant les opérateurs et les financeurs pour la mise en place de logements adaptés selon les territoires et les besoins (résidences juniors, résidences séniors…)
    • Harmoniser les dispositifs d’action sociale, territorialiser l’action par la mise en place d’un guichet social unique pour l’ensemble des prestations et d’un accompagnement social et professionnel rapprochant les dispositifs d’insertion, la formation professionnelle et l’action économique
    • Mise en place d’une Maison de l’Autonomie pour une approche intégrée des dispositifs d’action vers les personnes âgées dépendantes et les personnes en situation de handicap (politiques visant à favoriser le maintien à domicile, constructions d’EHPAD…) en respectant un bon équilibre dans l’équipement de chaque territoire.
  • 9. Faire de l’Alsace la 1ère région française en matière de protection de l’environnement et de croissance verte

    • Préparer la fermeture de Fessenheim (de toute manière inéluctable sous 10 ans) en négociant avec l’Etat un grand plan d’énergies renouvelables pour l’Alsace capable également de créer des emplois nouveaux et d’absorber ceux que la fermeture de la centrale nucléaire détruirait.
    • Négocier avec l’Etat l’implantation en Alsace, et pourquoi pas sur la friche DMC, d’un Centre européen de recherche sur les énergies du futur. Ce centre (qui serait le second en France après celui du CEA) pourrait rassembler 500 chercheurs et être partiellement financé à partir des aides du « paquet énergie » de la commission européenne.
    • Lancer un plan régional de développement et de soutien à l’agriculture de proximité en agissant notamment pour que la production locale puisse, dans le cadre des circuits courts, être consommée localement, que ce soit au niveau des cantines scolaires, des restaurants des EHPAD, hôpitaux mais aussi supermarchés alsaciens.
    • Développer et améliorer encore la qualité du réseau de TER ainsi que les transports inter-urbains.
    • Elaborer puis concrétiser en 10 ans un schéma global d’aménagement des pistes cyclables en Alsace afin de faire passer la part du vélo à 25 % dans les modes de déplacement urbains
  • 10. Moderniser l’image de l’Alsace

    • Renforcer le rôle de Strasbourg capitale de l’Europe en mettant en place le lobbing nécessaire à la conservation du siège du Parlement européen et à l’accueil de nouvelles institutions (Agence du médicament, institutions à créer dans le cadre des coopérations renforcées ou d’un noyau dur européen)
    • Donner toute sa place et son rôle au Pôle métropolitain Strasbourg – Colmar – Mulhouse en renforçant cette dorsale des villes d’Alsace en l’élargissant à Haguenau à Saint Louis.
    • Consolider l’Alsace comme terre de tourisme autour des valeurs traditionnelles et des atouts locaux, notamment les Grands Sites (villes touristiques, route des vins, Vosges, musées mulhousiens, favoriser l’agrotourisme dans les campagnes et notamment le Sundgau…)
    • Elaborer puis mettre en oeuvre un véritable « plan de développement de la montagne et des vallées » pour se donner 10 ans afin de mettre à niveau notre offre touristique, de loisir et hôtelière et l’aligner sur l’offre existant en Forêt Noire ou dans les Alpes suisses, allemandes et autrichiennes
    • Faire du Zoo de Mulhouse (1er site touristique du Haut-Rhin) l’Arche de Noé de la conservation des espèces animales et l’ambassadeur de la Région pour la préservation de la biodiversité
    • Développer l’image de l’Alsace comme région innovante notamment dans les domaines de la protection de l’environnement mais aussi de l’agriculture en favorisant les cultures spécifiques et les circuits courts au contact des agglomérations
    • Développer l’image d’une Alsace en pointe au niveau sportif en faisant du pôle métropolitain un pôle de sports de très haut niveau dans au moins 5 disciplines
    • Faire rayonner l’Alsace dans le monde en mettant en place de nouveaux outils de promotion et particulièrement dans l’installation d’ambassadeurs spécialisés dans les pays qui enverront des millions de touristes en Europe dans les prochaines années afin de démarcher les tours operator et inscrire l’Alsace comme destination de rêve. Installer ainsi une représentation permanente de l’Alsace dans les grandes villes où bat le coeur de la planète (New York, Tokyo, Shanghai, Mumbaï, Dubaï, Rio…)
  • Conclusion

    Ce sont donc ces propositions institutionnelles et ce projet pour l’Alsace que nous proposons de soumettre à la réflexion des deux Conseils départementaux puis à l’action de nos parlementaires nationaux pour qu’ils puissent obtenir du Gouvernement les transferts nécessaires de compétences. Une fois ces étapes franchies, il nous semblerait logique et démocratique que l’ensemble soit soumis au référendum dans les deux départements alsaciens. Si le projet est bon, s’il est territorialement équilibré, s’il est clair et s’il est expliqué avec suffisamment de pédagogie, il n’y a aucune raison de douter de l’adhésion de nos concitoyens qui ont à coeur de récréer l’Alsace !

    NB : Certains des projets évoqués dans ce document avaient déjà été formulés dans le cadre du groupe de travail réunissant André Thomas, Pierre Gey, Christophe Kieffer, André Klein et Olivier Becht au moment de l’élaboration en 2011 d’un projet politique pour la collectivité unique.

    Téléchargez le Pacte pour l’Alsace en version PDF : Le Pacte pour que l’Alsace reprenne son destin en main